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Greenlane Gallery Paris
 
Patsy Farr

Née dans le Surrey (Angleterre), Patsy FARR a d’abord dévoué sa carrière professionnelle à la musique pendant quatorze ans, jouant blues, jazz et musique folk. Enfant, Patsy avait l’ambition de devenir artiste, mais elle était surtout attirée par la peinture. Elle aimait dessiner et faisait déjà des croquis. En 1974, Patsy a étudié à l’Art College de Weston Super Mare (Angleterre). Mais pendant les années 70, l’art dans le monde était dominé par l’abstrait, et l’intérêt du public se concentrait sur des artistes comme Francis Bacon ou David Hockney. Patsy, désenchantée à cause de son attachement pour la peinture figurative, se lance alors dans la musique, sa deuxième passion. C’est le début d’une coupure de 14 ans dans sa carrière de peintre, de 1973 à 1986, pendant laquelle elle s’est accomplie professionnellement comme chanteuse et musicienne (jouant guitare et piano). En 1978, elle se marie et a deux enfants.

Patsy a retrouvé la peinture en participant, avec une amie sculpteuse, à une première formation axée sur la peinture (Adult Educational Program) d’une durée de 10 semaines. À la fin du programme, elle s’engage dans une nouvelle formation avec, comme professeur et mentor, Henry Israel. Celui-ci a une profonde influence sur le travail de Patsy, en l’inspirant et en l’aidant à développer son approche stylisée de la peinture. Cette étape déclanche son épanouissement artistique. Au cours de sa première formation, les élèves avaient une leçon complète pour achever une esquisse, alors qu’Israel ne leur donnait que cinq minutes pour la terminer. Il encourageait la confiance de Patsy et poussait tous ses élèves à raturer, à essayer de nouvelles choses. Les cours de dessin avaient lieu le matin et les portraits l’après-midi. Il répétait souvent à Patsy : « Ne dessine pas ce que tu sais, mais ce que tu vois ». Il exagérait les jeux d’ombre et de lumière, minimisant lignes et contours. Ce sont là des principes qu’elle utilisera tout au long de sa carrière artistique. Participer aux cours d’Israel pendant 10 ans lui a permis de développer sa technique et son talent. Grâce à l’enseignement d’Israel, le travail de Patsy attire l’attention du grand public et lui permet de faire sa première exposition solo en 1987 à la “Mid Cornwall Gallery”. En 1988 elle remporte le “Frank Herring Award” de la “Pastel Society Exhibition” de Londres. Pendant les années 1990, elle s’associe avec Parkview Fine Paintings avec qui elle expose toujours à Bristol.

En 1997, Patsy revisite l’Irlande. Son lien avec l’Ile d’Emeraude : un oncle féru de pêche qui a vécu la fin de sa vie dans le Connemara. Après avoir visité les alentours de Cork, Pasty traverse le Kerry et s’arrête à Dingle. Elle revient en octobre 1997 pour voyager dans le Connemara. C’est alors qu’elle décide de s’installer à Dingle : les gens et les paysages de la région sont pour elle source d’inspiration. “Ce qui me plait le plus, dans le Kerry en particulier, mais aussi dans tout l’ouest de l’Irlande, c’est le fait d’être constamment bombardée d’images visuelles exceptionnelles. Quand je peins, je capture mes sujets comme je les vois, et pas seulement pour ce qu’ils sont. Mes toiles interprètent l’effet qu’ont sur moi les jeux de lumières et les images fantastiques du Kerry”. Son style évolue encore, mais en respectant toujours l’enseignement et les conseils d’Israel. Elle n’interprète plus des thèmes de l’enfance ou de la maternité, sentant avoir brûlé certaines étapes de sa progression artistique. Dans la région du Kerry elle a développé son expérience et sa maîtrise des paysages, toujours encouragée par Israel qui lui a dit un jour : “Il y a les peintures que tu as achevées, mais surtout celles qu’il te reste à faire”. Avec son travail sur les paysages marins au bleu profond, sur la rusticité des flancs de montagnes, et sur l’activité des habitants du Kerry, elle atteint le sommet de son art, en travaillant couche sur couche, lumière sur lumière, couleur sur couleur. Parfois elle retravaille une toile qu’elle ne réussissait pas à finir, et y trouve une nouvelle base qui lui suggère équilibre et harmonie, et lui donne une nouvelle vie. “Peindre c’est de l’alchimie !”, proclame Patsy. La magie qu’elle déploie dans ces couches de lumière, d’ombre et de couleur agit comme un enchantement en s’intégrant habilement dans son travail, par le biais de son sujet. Elle travaille dans l’isolement, en respectant le principe que peindre est avant tout un travail sur soi-même. Son travail, basé sur le réel, est essentiellement une recherche esthétique. Le vrai défi est l’aptitude de capturer les formes à travers ombre et lumière. La palette variée de Patsy est indéniablement une empreinte de la péninsule de Dingle.

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